Les investigations policières et judiciaires menées autour du décès de François sont entachées de graves lacunes : destruction de pièces à conviction, absence de vérification des témoignages, pression sur certains témoins et biais systématique vers la thèse du suicide ou de l’accident. De nombreux indices d’acte criminel—blessure suspecte, déplacement du corps, incohérences sur l’heure et le lieu du décès—sont ignorés, tandis que le contexte du trafic de drogue au lycée n’est jamais sérieusement pris en compte. Les rapports médicaux et psychologiques comportent des erreurs manifestes, des interprétations hasardeuses et parfois diffamatoires. Les pertes d’objets cruciaux (agenda, carnet d’adresse) dans les services de police aggravent le sentiment d’incompétence et de légèreté. Malgré les demandes insistantes de la famille et de l’association, les institutions refusent toute remise en cause des diligences initiales, protégeant leur fonctionnement quitte à dévoyer la recherche de la vérité.